La sous-pref durcit le ton ?

La direction du théâtre nous informe que la sous-préfecture refusera la réouverture du Grand Théâtre de Lorient tant que nous, occupant.e.s, sommes sur place.

Nous, occupantes et occupants du théâtre, professionnels du spectacles, fonctionnaires, retraités, étudiants, salariés de l’hôpital, pratiquants de métiers discontinus n’ayant pas accès au régime de l’intermittence, avons voté la semaine dernière de n’empêcher aucune réouverture tout en maintenant notre occupation tant que nos revendications n’ont pas été satisfaites. (https://gtlo.fr/a-propos).

L’occupation se déroule depuis 55 jours en parfaite entente avec la direction, suivant un protocole sanitaire, sans aucune dégradation, aucun incident, aucun cluster. Qui veut nous faire croire que la présence de quelques dizaines de personnes dans cet immeuble de 3 étages empêche l’accueil de 300 spectateurs dans une salle pouvant en contenir 1000 ?

Il semble que le préfet cherche à profiter de la réouverture pour tenter de mettre fin à notre mouvement en créant des divisions dans le monde de la culture.

De son côté, le maire de Lorient après avoir montré une bienveillance pour le mouvement lors de sa visite au 10ème jour d’occupation est bien silencieux depuis 45 jours. En tant que propriétaire du lieu, va-t-il demander notre expulsion ? Comment se positionne-t-il face aux 22 000 personnes concernées dans le Pays de Lorient par la réforme de l’assurance chômage que nous combattons et qui doit rentrer en application au 1er juillet ?

Si le préfet refuse la réouverture du théâtre, il doit en assumer la responsabilité et ne pas la faire porter sur nos épaules, nous qui l’avons toujours souhaitée.

Nous appelons les précaires, intermittents, et plus largement l’ensemble des citoyens et citoyennes à venir nous soutenir sur place au plus vite.

Publié par W Com. Interne

Equipe de com interne

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