À propos

Lutte pour le retrait des décrets Macron sur l’assurance chômage et contre la précarisation des précaires.

Occuper les théâtres pour tous les précaires

Dans le cadre du mouvement national initié par l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris, différentes organisations (et personnes non encartées) occupaient le Grand Théâtre de Lorient. La lutte continue grâce au Maire de Lanester.

Les organisations :

CIP (coordination des Intermittents et Précaires), CGT Spectacle, CGT Chômeurs rebelles, Union locale CGT Lorient, Union départementale CGT 56.

L’occupation est ouverte à toute organisation et tout citoyen se reconnaissant dans les revendications.

Les revendications :

1- retrait des décrets Macron sur l’assurance chômage

Ces décrets qui modifient le mode de calcul de l’indemnisation en comptabilisant les jours non travaillés dans la base de revenus vont faire perdre des indemnités à 850 000 chômeurs selon Pôle Emploi.
500 000 personnes vont passer de 900 à 700 €/mois d’indemnités.

2- Prolongation de l’indemnisation pour les intermittents (annexes 8 et 10) et élargissement du régime à tous les travailleurs précaires, extras, saisonniers, qui subissent les effets de la crise et des politiques patronales.

De nombreuses personnes déjà précaires sont fragilisées par la crise engendrée par le Covid dont elles ne sont en rien responsables. Ces personnes doivent être protégées par une indemnisation adaptée.

3- Baisse du nombre d’heures minimum pour l’accès à l’indemnisation chômage pour les primo-entrants et les intermittents en rupture de droits.

4- De toute urgence, des mesures pour garantir l’accès aux congés maternité et maladies de toutes les travailleuses et travailleurs dont l’emploi est discontinu ainsi qu’aux autrices et aux auteurs

Le droit aux congés maternités devrait être universel. Dans la pratique, beaucoup d’intermittents et de précaires ne peuvent y accéder.

5- des moyens pour garantir les droits sociaux : retraire, formation, médecine du travail, congés payés, etc. dont les caisses sont menacées par l’arrêt des cotisations.

6- une concertation avec les organisations concernées (salarié.es, public, organisateurs, prestataires…) pour la mise en place d’un calendrier de réouverture de l’ensemble des lieux et manifestations culturels.

7- Un financement du secteur culturel passant par un plan massif de soutien à l’emploi en concertation avec les organisations concernées de salarié.es de la culture.

8- Pour porter ces revendications, nous exigeons, dans les plus brefs délais, une réunion du CNPS (Conseil National de Professions du Spectacle) avec le Premier Ministre.

9- suppression des lois scélérates :

Séparatisme, sécurité globale, pass sanitaire…